déjà le fruit, anne-julie royer – poésie

dans « déjà le fruit », d’anne-julie royer, l’apparente légèreté côtoie toujours la tristesse inéluctable de la chute des choses. à l’image de la poésie, la nature, omniprésente et sauvage, est tout simplement refuge. les amours et les enfants, tour à tour, nourrissent la paix ou la fuite. les amis et les ancêtres rappellent parfois l’essentiel. ce recueil à la disposition verticale originale s’inscrit dans une volonté de filiation affective et poétique où les oiseaux portent les mots des poètes qui le précède, des mots qui permettent d’accepter un tant soit peu qu’il y ait une fin.

Extrait :

Dans les replis
des saisons
sans couleurs
tu disparais transitoire
tu prendrais
le bois
je pense
je te verrais
seulement
à l’aube
à la brunante
chevreuil
furtif et tendre
affamé.

crédit photo nicola-frank vachon, photographe

grâce à l’écriture et à l’enseignement de la littérature, anne-julie royer trouve l’équilibre entre les mondes intérieurs et le partage des mots. la poésie lui est parvenue à travers le nom des plantes que son père lui apprenait lors de promenades en forêt.

autrice de la pièce « sur la montagne, nue », qui a été présentée à premier acte en 2015 après un accueil chaleureux au jamais lu de québec en 2014, anne-julie royer habite à stoneham et participe à plusieurs projets littéraires dans la région de québec. 

déjà le fruit est son premier recueil.

retrouvez son travail sur sa page facebook.

nos autrices de l’automne 2021, publication à venir

collectif les bourrasques 

leïka contemple les gens comme elle s’observe elle-même pour mieux connecter et comprendre. elle puise son inspiration dans son expérience sensible, le lieu où elle ressent avec intensité les nuances. ses plus récents textes ont été publiés dans les revues saturne et le pied. détentrice d’un baccalauréat en études littéraires et d’un certificat en théâtre, elle travaille actuellement à la maison de la littérature à titre de conseillère en communication.

crédit photo atwood photographie

crédit photo anncephy

sarah-jane ouellet écrit poésie, nouvelle et essai. membre du collectif ramen et du collectif les bourrasques, elle s’épanouie dans le milieu artistique de la ville de québec à travers la performance, la fabrication de fanzine et la collaboration entre les disciplines. par mégarde, elle s’est retrouvée à jouer du violon dans un band punk féministe. depuis cet incident, elle occupe ses temps libres à broder des fruits et explorer les arts textiles. heureusement, ce sont des choses qui arrivent.

alycia dufour détient un baccalauréat en études littéraires et un certificat en création littéraire de l’université laval. après avoir poétisé pendant trois ans avec le collectif ramen et en avoir notamment assuré la co-coordination, alycia explore désormais les possibles de la poésie à travers la corporalité au sein du collectif les bourrasques. Ses principales influences résident dans son imaginaire d’enfance insulaire et dans les éclats de voix de sa grand-mère.

crédit photo laurence caron c

crédit photo atwood photographie

autrice et poète québécoise, sophie-anne landry écrit pour établir un dialogue sensible avec les autres et cherche à explorer les blessures individuelles et collectives dans un désir de reconstruction. lauréate des bourses jean-sébastien pontbriand (2019), mention du prix alphonse-piché (2017) et récipiendaire d’un mentorat en arts littéraires de première ovation (2015), sa suite poétique il fera peut-être naissance est parue aux éditions d’art le sabord (2017). en 2021, le collectif épidermes, qu’elle a codirigé avec mattia scarpulla, est publié chez tête première. plusieurs de ses textes ont été lus sur scène (festival de poésie de trois-rivières, mois de la poésie et vendredis de poésie).

entre littérature, musique et agriculture, laetitia beaumel se taille un petit cocon de pluie, de plume et de son d’où guetter en secret la naissance de son 1001e projet. en attendant, il y a l’écriture du corps, la perte et le sauvage. Les variations infimes de québec sous sa langue en devenir.
 

 

crédit photo pierre barrellon

shana paquette est comme une plante : toujours vêtue de vert et à la recherche du soleil. autrice de la relève et fervente chercheuse de zeugmes et d’anacoluthes, elle tend à œuvrer dans le domaine de l’édition comme réviseure pour assister autrices et auteurs dans leur art. dans son habitat naturel, on la retrouve en pèlerinage un peu partout dans la province.